Toutes les études sont unanimes, les compétences à développer pour affronter la 4 ème
révolution industrielle sont des soft-skills ; l’esprit critique, la résolution de problèmes
complexes, la créativité, l’intelligence émotionnelle…

Par ailleurs, les aspirations profondes des générations qui arrivent sur le marché de l’emploi
sont considérablement différentes de celles qui animent les actuels dirigeant d’entreprises.
Elles recherchent davantage de sens.

De nombreux actifs seniors actuellement aux commandes des entreprises y ont perdu leurs
repères et sont dans le désarroi. On les comprend. Il s’agit d’une vraie révolution qui est
arrivée plus vite que prévu. Ils ne pourront y échapper sur leur dernière ligne droite professionnelle.
Notre métier du management de transition connait une forte croissance dans ce contexte, en partie pour ces raisons. Il représente néanmoins pour beaucoup d’entre eux une opportunité inespérée, voire le nouvel eldorado professionnel.

Alors tout le monde s’y met, avec beaucoup d’entrain. Car du côté des entreprises, on
cherche à recruter rapidement des managers de transition, remplacer un DAF, un DRH, un
DG ou un DSI expérimenté pour trouver en urgence un manager en mission. On veut savoir
si Wayden est le meilleur cabinet de management de transition. A moins que ce ne soit
Valtus Transition, ou EIM, ou X-PM …

 

Du côté des candidats à l’Interim Management, on cherche à s’adapter avec force, énergie
et intelligence. C’est une nouvelle donne. Les cadres supérieurs sont sous pression. Ils ont
pour eux la maturité et l’expérience. Mais ils doivent de surcroît devenir plus agiles et
extrêmement adaptables dans un environnement où tout s’accélère de manière
exponentielle ; les réseaux sociaux et l’électronique, avec des business-models qui
n’existaient pas il y a encore dix ans, sont désormais en première ligne parmi les outils et les
stratégies incontournables.

Mais cela ne suffit pas ! Pour une transformation profonde, du registre de celle qui est
requise aujourd’hui, il faut en plus accepter de prendre des risques, en changeant d’abord
son prisme de lecture, en quittant ses repères. Evoluer ou périr, plus que jamais.
Souvent, nos candidats, quoiqu’excellent cadres supérieurs ou dirigeants, ne sont pas
préparés pour cela. Ayant délégué depuis le début de leur carrière leur avenir à autrui
(l’entreprise), et bien qu’occupant des postes à responsabilité, la voie leur a toujours été montrée. Pour certains, ils n’agissent que lorsqu’ils estiment que leur action est conforme aux normes et aux critères revendiqués par l’autorité en place, ou leur écosystème social (la « logique de statut », ou pire, le « qu’en dira-t-on ? »).
Or l’expérience montre qu’une grande qualité du Manager de transition, tout en étant expérimenté, rapide et opérationnel, est de savoir « sortir de la boite ». C’est à dire s’affranchir du contexte et des modèles et d’agir en « Homme libre », car le plus grand danger arrive lorsqu’on s’enferme sur soi-même, en pensant avoir raison, car on ne peut alors pas penser différemment. Cela demande notamment un esprit critique, créatif, libre et entrepreneurial. De plus, ces managers de haut vol sont purement dans la contribution, ils donnent du sens à l’action de l’entreprise.

 

 

Ne retrouve-t-on pas là justement les qualités vantées par toutes les études comme
nécessaires aux générations futures pour leur survie professionnelle ?
Cela me fait dire que la donne n’est finalement pas forcément nouvelle ; les managers de
transition ne sont pas brusquement apparus sur le marché ces dernières années. Ils
correspondent plutôt à une certaine catégorie de personnes qui a toujours existée, avec des
compétences particulières qui sont quasiment du registre de celle d’un entrepreneur.
L’entrepreneur raisonne en effet avant tout depuis l’extérieur du système, tout en restant
en phase avec celui-ci, afin de pouvoir mieux rester critique. Et surtout, après avoir fait le
constat, l’analyse et la synthèse, il sait se transformer rapidement pour passer lui-même à la mise en œuvre, l’étape la plus difficile de tout projet. Enfin, il est inspiré par le sens.
Notre monde bouge et notre avenir professionnel n’est plus forcément garanti seulement parce qu’on a bien fait son travail.

 

Il faut savoir prendre des risques, pour oser aussi bouger avec lui.
Comme disait Niels Bohr, «Ce n’est pas en modifiant la bougie que l’on a inventé l’électricité»!

 

 

Benoit DURAND-TISNES
Managing Partner – WAYDEN