Dans deux ans, les millenials seront majoritaires dans la population active et arriveront à la tête de nos entreprises dans 6 ans. Les codes et les habitudes de comportement de tous et de l’entreprise vont être bouleversés. C’est désormais l’individu et le public qui a le pouvoir et qui dicte sa loi. A ce jour, les générations en place ne semblent pas vouloir ou savoir comment s’adapter. Décryptage sur le comportement à adopter avec ces nouveaux repères.

 

A partir de 2025, dans 6 ans, les premiers Millenials auront 45 ans et vont accéder progressivement à la tête des entreprises en France et partout dans le monde. Déjà, ils représenteront plus de 50% de la population active dans 2 ans.
Et pourtant, nos dirigeants actuels, semblent ne pas se soucier du tsunami qui risque d’arriver ; Comme si une petite voix intérieure cynique, l’emportant sur l’indispensable lucidité, leur disait : « ça tiendra bien jusqu’à ma retraite ! »

Eric SCHERER, Directeur de la prospective chez France Télévisions, a écrit il y a quelque temps un article très intéressant à propos de la génération Y et Z, de leurs comportements et de leurs attentes en matière de communication et de médias :

L’auteur s’étonne que, 20 ans après l’arrivée du web et 10 ans après celle des smartphones. Cet étrange aveuglement de notre classe dirigeante persiste. Il est vrai que ces bouleversements sont arrivés avec une rapidité sans précédents. Et que contrairement à nous, les jeunes n’ont pas eu à s’y adapter. Ils sont nés avec le numérique et n’ont jamais connu la vie sans internet.

 

Dans son article, Eric SCHERER, décrypte les jeunes par le prisme de son métier de dirigeant médias. L’article m’interpelle car les médias, en tant que vecteur public de communication, sont hyper sensible aux variations culturelles de la population. On peut raisonnablement penser que son travail comporte quelques pistes intéressantes pour la gouvernance à venir de nos entreprises.
Après avoir rappelé qui les Millenials sont vraiment, l’auteur analyse leurs nouvelles habitudes de consommation des médias et de l’information. La recherche d’une communication directe, dénuée d’intermédiaire, vraie et authentique, force les professionnels à repenser leurs modèles économiques. C’est une révolution ; les vieilles recettes ne fonctionnent plus.
Et comme toujours, le plus grand défi est celui du changement culturel, en d’autres termes, le changement en profondeur de l’état d’esprit de l’entreprise.

En conclusion, Eric SCHERER imagine qu’il se profile une toute nouvelle catégorie : celle des perennials.
Vieux et jeunes enfin réunis, vivaces de tous âges, qui enjambent les générations, vivent au présent, sont passionnés, créatifs, curieux surtout de têtes et d’idées nouvelles. Il semble d’ailleurs être prouvé que la neuro-plasticité n’est plus une question d’âge. Et qu’après 25 ans, nous pouvons encore recréer des circuits neuronaux.
C’est une bonne nouvelle, et cela ravivera ceux parmi nous, vieux de la génération X (dont je fais partie) et antérieurement, qui n’ont de cesse de répondre invariablement à la question de leur vieillissement que « l’âge, ce n’est que dans la tête » !!

 

Benoit DURAND-TISNES
Managing Director WAYDEN