Le statut du manager de transition

Le métier de manager de transition est une activité professionnelle qui peut s’exercer sous de multiples formes contractuelles différentes, dont les spécificités et les avantages varient. L’intervenant pourra ainsi réaliser ses missions de management de transition en tant que :

  • Salarié
  • Intérimaire
  • Travailleur indépendant
  • Sous portage salarial

 

Quels sont les différents statuts du manager de transition ?

Le statut de salarié

Le manager de transition peut, tout d’abord, choisir d’exercer une activité en tant que salarié en CDD, au choix :

  • Au sein de l’entreprise accueillante où il réalisera sa mission.
  • Auprès d’un cabinet de management de transition, qui mandatera le professionnel au sein de l’entreprise cliente.

Le contrat à durée déterminée porte sur la mission qui est confiée, et prend donc fin à l’issue de cette dernière. Dans le cas d’un CDD, il faudra également veiller attentivement à ce que chaque aspect de la mission figure sur le contrat : les domaines d’intervention, les responsabilités, l’étendue du pouvoir, les moyens humains et financiers ainsi que les outils techniques à sa disposition… Le salarié peut, plus rarement, exercer sous un CDI, qui sera signé entre le manager et le cabinet de management de transition.

Toutefois, il faut savoir que ces contrats sont peu utilisés (seulement 19 % des managers y ont recours selon le Baromètre d’A2MT), à cause de leur manque de souplesse notamment.

Manager de transition en intérim

Le contrat d’intérimaire est un accord tripartite, auprès de trois acteurs différents. D’une part, entre le manager intérimaire et le cabinet de management de transition, et d’autre part entre le cabinet et l’entreprise client. Quelques EMT choisissent d’y avoir recours, mais cette forme contractuelle reste toutefois assez peu fréquente, notamment compte tenu de la complexité sur le plan juridique en cas de litige.

Manager de transition en portage salarial

Il s’agit de l’un des statuts les plus plébiscités par les managers de transition (41 %). Très encadré sur le plan légal, ce statut sous-entend là encore un contrat tripartite : l’entreprise cliente signe un contrat de prestations de services avec la société de portage salarial, et le consultant porté est, quant à lui, rattaché à l’entreprise de portage salarial (l’EMT) par un contrat de travail. Avec ce statut, l’entreprise cliente verse les honoraires au cabinet de portage, qui se chargera de les reverser au manager de transition, après avoir prélevé les frais de gestion et les cotisations sociales. Ce statut a l’avantage d’offrir une protection sociale très avantageuse au salarié porté, similaire au salariat traditionnel (assurance responsabilité civile professionnelle, droits au chômage, prévoyance, mutuelle d’entreprise, cotisations à la retraite de base et
complémentaire…).

Le statut de travailleur indépendant

40 % des managers de transition exercent en tant que travailleurs indépendants, que ce soit sous le statut micro-social, en SARL, SASU, en EURL ou en EI (entreprise individuelle, ou micro-entreprise – anciennement statut d’auto-entrepreneur). Le manager de transition en freelance peut choisir de trouver par lui-même ses missions et d’exercer directement auprès de l’entreprise cliente. Sinon, il pourra proposer ses prestations à une EMT, telle que Wayden, une option privilégiée par la plupart des managers exerçant en tant qu’indépendants.
Si ce statut offre souplesse et autonomie, il implique toutefois de réaliser de nombreuses démarches relatives à la création d’entreprise et nécessite une grande part de gestion pour le manager de transition. En fonction de la structure juridique choisie, les charges sociales peuvent également être assez élevées. De plus, le travailleur non salarié (TNS) ne bénéficie
pas d’une couverture sociale aussi performante qu’en portage salarial.

 

Quel statut choisir pour exercer en tant que manager de transition ?

Comment choisir un statut juridique en tant que manager de transition ?

Avant tout, il est essentiel de prendre en considération le type de missions que le manager de transition sera amené à réaliser. En effet, le choix du statut sera grandement influencé par le rôle du professionnel au sein de l’entreprise, le type de missions, et le niveau de responsabilités de l’intervenant. Le choix du statut dépendra aussi des préférences du professionnel (travailler à son compte, bénéficier d’une structure rassurante…) et de ses perspectives d’évolution de carrière. Si ce statut de freelance offre souplesse et autonomie, il implique toutefois de réaliser de nombreuses démarches relatives à la création d’entreprise et nécessite une grande part de gestion pour le manager de transition.

Les avantages du portage salarial

Le portage salarial est un statut particulièrement avantageux, à la fois pour le manager de transition, pour l’EMT, ainsi que pour l’entreprise cliente.

En effet, il s’agit d’une alternative idéale pour l’intervenant, qui bénéficie des avantages du statut de salarié, tels que :

  • les avantages sociaux (assurance chômage, pension retraite, mutuelle…),
  • la simplicité sur le plan administratif (il s’allège de toutes démarches ou gestion et peut se concentrer sur son cœur de métier),
  • Le cadre juridique et administratif : les relations contractuelles avec l’entreprise accueillante sont sécurisées, ce qui offre une grande sérénité d’esprit au manager, mais également au client.

Avec le portage salarial, le manager de transition bénéficie toutefois d’une certaine indépendance. Il est maître de son activité, peut décider d’effectuer la prospection par lui-même, et de choisir ses conditions ainsi que ses missions en toute liberté.

Enfin, le portage salarial est particulièrement apprécié par les entreprises clientes. En effet, il s’agit d’un contrat rassurant, simple, et sécurisé. Cela offre aussi la garantie d’interventions de qualité, par des managers sélectionnés en amont avec beaucoup d’exigence.

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