On estime que 70 à 90 % des fusions-acquisitions se solderaient par un échec (selon les chiffres rapportés par le Harvard Business Review). Ces opérations de grande ampleur sont en effet très délicates à mener et de nombreux facteurs peuvent venir mettre en péril leur bon déroulement : la résistance au changement, une baisse de croissance de l’activité, un dépassement du budget, de fortes divergences culturelles…Les conséquences peuvent alors être très lourdes et menacer la survie de l’entreprise.

Pour maximiser les chances de réussite de son projet de fusion, il est important d’adopter une méthodologie rigoureuse et de connaître quelques bonnes pratiques.

 

Évaluer les risques et anticiper les défis futurs 

Avant même de signer la transaction, il est fondamental d’évaluer attentivement les risques liés à une telle opération, sur le plan financier, mais aussi humain, juridique et commercial. 

Pour cela, il faut avant tout bien définir l’objectif de la fusac : est-ce dans le but de diversifier l’activité ? Dans le cadre d’un projet d’internationalisation ? Pour renforcer sa compétitivité sur le marché ? Ou tout simplement pour faire grandir son entreprise et accroître son chiffre d’affaires ?

Dans un second temps, il faudra réaliser une due diligence minutieuse de l’entreprise ciblée et analyser son positionnement commercial ; le marché local ; l’offre, la demande et la concurrence ; le taux de croissance de la société ; la qualité des produits ou services ; la stratégie de communication… 

Cet audit d’acquisition permettra de valider la compatibilité entre l’entreprise ciblée et l’acquéreur et de mesurer le potentiel du projet de fusion-acquisition, ainsi que les forces, les faiblesses, les points d’amélioration et les éventuels défis à venir.

 

Bien négocier les termes et conditions de la fusion-acquisition

Une seconde étape décisive dans le bon déroulement de la M&A (Mergers and Acquisitions) est la phase de négociation, et le choix du type de fusion le plus adapté : rachat total ; cession partielle ; fusion-absorption ; fusion par annexion ; fusion-création ; joint-venture… 

Pour sécuriser cette transaction, il est indispensable de se faire accompagner par des experts juridiques, financiers et fiscaux (notaire, avocat, expert-comptable…), en mesure de définir les termes et conditions du contrat les plus favorables.

 

Assurer l’engagement des collaborateurs et vaincre la résistance au changement 

Comme dans la plupart des projets de restructuration, la résistance au changement est l’un des obstacles majeurs, et l’une des causes d’échec les plus fréquentes. 

Pour une fusion-acquisition réussie, il est ainsi primordial d’assurer l’engagement des collaborateurs. Le manager de proximité a donc pour mission de transmettre aux équipes la vision finale rattachée au projet de fusion. Il devra également présenter, de façon transparente, les enjeux stratégiques, ainsi que les bénéfices au niveau financier, commercial et humain.

Les responsables hiérarchiques devront se tenir à l’écoute des craintes et des doutes de leurs salariés, et les rassurer de façon efficace. Il sera aussi utile d’identifier les collaborateurs clés, essentiels au bon déroulement de la fusion-acquisition, et d’assurer leur adhésion complète au projet.

Outre les collaborateurs, il faudra également impliquer toutes les parties prenantes dans le projet de fusion (fidéliser les clients et les partenaires commerciaux, rassurer les investisseurs et les actionnaires ; échanger avec les fournisseurs et les prestataires…).

 

Faciliter l’intégration à la nouvelle structure 

L’intégration est la phase la plus délicate et la plus risquée dans une opération de croissance externe. Une stratégie rigoureuse doit donc être mise en place pour assurer la bonne intégration de l’entreprise absorbée et se prémunir des risques de perte de croissance et de désengagement des collaborateurs.

Pour assurer une synergie harmonieuse et réussie, il faudra tout d’abord veiller à bien préparer les salariés aux changements à venir, et les encourager à faire preuve d’adaptabilité et d’ouverture d’esprit. 

En effet, ce type de transformation profonde bouleverse tous les repères, et représente souvent un véritable challenge pour les équipes qui doivent s’adapter à un tout nouvel écosystème : le style de management, l’ambiance de travail, le mode d’organisation, les outils et pratiques, la culture de l’entreprise et ses valeurs peuvent en effet s’avérer radicalement différents d’une organisation à l’autre.

Pour faciliter cette transition, il faudra donc assurer une communication étroite et transparente, et réaliser des échanges individuels réguliers avec les employés, afin de s’assurer que ces derniers comprennent les orientations stratégiques de la nouvelle entité.

 

Faire appel à un manager de transition pour réussir sa fusion-acquisition 

Compte tenu des risques, des enjeux et de la complexité d’une fusion-acquisition, il est particulièrement judicieux d’externaliser son opération de M&A auprès d’un expert chevronné, tel qu’un manager de transition. 

Chez WAYDEN, entreprise de management de transition, nous identifions, parmi notre réseau de 2 000 dirigeants et managers de talent, le profil le plus adapté à vos besoins, et spécialisé dans la gestion d’opérations de fusions-acquisitions. Grâce à sa longue carrière, son savoir-faire sectoriel, son regard neutre, ses qualités humaines et ses compétences managériales hors pair, ce leader de haut rang sera en mesure de sécuriser la transaction et d’assurer le succès du projet de fusion.