La définition faite de la cognition nous apporte les informations suivantes : Ensemble de processus mentaux qui font référence à la fonction principale de la connaissance mais qui mettent en application plusieurs facteurs comme la résolution de problèmes, les prises de décisions ou encore la perception. Tout autant d’éléments essentiels lorsqu’un manager de transition prend ses fonctions par exemple.
Le style de leadership adopté par le concerné dépendra donc fortement de cette cognition et de comment celle-ci est appréciée par ses interlocuteurs. La prise de conscience de la réalisation mentale à la réalisation d’une tâche se décompose de plusieurs façons. Nous en exposerons les trois plus fréquentes.
L’excès de confiance en soi : En ayant cette sur-confiance, le manager peut être amené à surestimer les capacités de l’entreprise en confondant ses aptitudes personnelles et les limites de l’entreprise ce qui pourra amener à une mauvaise prise de décisions mais également une mauvaise compréhension de la part des équipes affiliées.
Le stéréotype : C’est le fait pour un manager/leader, de s’entourer de personnes lui ressemblant mentalement, ayant les mêmes idées et le même mode de fonctionnement. C’est donc avec ces personnes que ce dernier se sentira en confiance et en position de force quant à sa prise de décision et sa force de persuasion. Cependant, se rapprocher d’une partie de son équipe par ressemblance créer des exclusions et des renfermements sur soi… La pire des choses pour une équipe de travail en entreprise…
La dissonance : C’est le fait d’avoir de fortes certitudes quant à un sujet quelconque et de ne pas s’apercevoir de la contradiction faite avec la réalité. En d’autres termes on peut comprendre que le manager à des œillères. Le risque réside dans le fait de voir le leader déformer sa perception du sujet pour la faire coller au maximum avec la réalité tout en gardant ses principes de base. Grosse erreur qui peut mener à une prise de décision altérée et non comprise par le reste de ses équipes.
Mais alors comment comprendre et surtout prévenir de cet impact mental ? Il existe bel et bien plusieurs solutions :
Instaurer des temps dit de « Régénération mentale » au cours desquels l’objectif sera de se libérer mentalement afin de pouvoir s’ouvrir à de nouvelles idées et objectifs. On comprendra par cette régénération, un travail de méditation le plus souvent ainsi qu’un travail de contrôle de sa respiration. Ces moments peuvent avoir lieu n’importe quand dans la journée, la seule contrainte étant qu’il faut être dans un endroit calme et apaisant. Il est également conseillé de faire un travail de réflexion personnelle afin de stimuler le cerveau et encore une fois, de s’ouvrir à d’autres perspectives.
Une autre solution est celle de la « présence attentive » qui va permettre de se focaliser sur ce qui est dit et tenter de ne pas faire jouer ses émotions lors de l’accumulation d’informations. En effet, cette dernière permettra une diminution de la négativité, une baisse du jugement de la personne mais également de renforcer l’empathie. Cette présence attentive servira de régulateur d’émotions et d’interprétations face à la négativité dans le travail de tous les jours.
 
Article complet à retrouver ici: https://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2018/07/20954-mauvais-reflexes-automatismes-comment-se-detacher-de-3-biais-mentaux-qui-sapent-vos-decisions/