Durant la crise sanitaire, nous avons assisté à une véritable mutation du monde du travail. La pandémie a en effet accéléré des tendances à tous les niveaux : nouveaux modes de travail, innovations managériales, digitalisation des process… Face à une telle transformation, à quoi pourrait alors ressembler le paysage professionnel de demain ? Tour d’horizon sur 5 nouveaux modes de travail en plein essor.

 

1) Le télétravail 

Durant le premier confinement en France, le nombre de télétravailleurs a atteint un record historique, avec 41 % de salariés travaillant à domicile, selon la 4ème édition du Baromètre annuel Télétravail de Malakoff Humanis, réalisée en décembre 2020.

Les salariés, dirigeants et managers ayant fait l’expérience du full remote ont pu constater les nombreux avantages de cette pratique : augmentation de la productivité, meilleur équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle, baisse de l’absentéisme, économies pour l’entreprise, réduction de l’impact environnemental… 

Mais le télétravail va-t-il se généraliser dans le sillage de la crise sanitaire ? C’est en tout cas l’avis de 66 % des dirigeants, convaincus que le travail à domicile va de plus en plus se développer ces prochaines années. 

D’ailleurs, plusieurs grandes entreprises et groupes internationaux, comme Facebook et Twitter, envisagent d’ores et déjà de pérenniser le télétravail pour une partie de leurs salariés.

Toutefois, le travail à distance n’a pas que des avantages, loin de là. Comme l’ont constaté beaucoup de salariés durant la crise sanitaire, les conditions de travail à domicile ne sont pas toujours optimales, les distractions sont nombreuses, et la  pratique du home office peut parfois mettre à mal l’engagement, la motivation et la productivité des collaborateurs.

Face à ces nombreux défis, des alternatives au full remote pourraient se développer, comme le travail hybride, qui alterne entre des journées en présentiel et à distance. 

 

2) Le flex office 

Avec le flex office, il n’y a pas de poste de travail attitré dans l’entreprise. Chacun est donc mobile, et libre de travailler où il le souhaite : une salle de réunion, un box de travail, le rooftop, la cafétéria, mais aussi dans des espaces tiers, comme une salle de coworking. Ce mode d’organisation vise à briser la sédentarité et à créer un environnement plus convivial et informel.

On parle aussi de desk sharing pour désigner un lieu de travail qui compte moins de bureaux que de salariés. Les collaborateurs partagent ainsi le même poste de travail, avec un système de turn over : tandis que certains travaillent sur site, d’autres travaillent en remote, à distance. Cela permet à l’entreprise de réaliser des économies considérables, grâce à des locaux de plus petite surface.

 

3) Le coworking et le corpoworking 

En France, le nombre d’espaces de coworking a triplé en 2 ans seulement (de 600 à 1 700, entre 2017 et 2019), et cette tendance devrait continuer à s’affirmer dans les années à venir. 

Les espaces de coworking offrent en effet des conditions de travail optimales et des lieux d’échange aux freelances, entrepreneurs, mais aussi aux salariés qui exercent leur activité en télétravail. 

Depuis peu, un nouveau concept est aussi en train de voir le jour : le corpoworking, entre corporate et coworking. C’est tout simplement la mise en place d’un espace de  coworking en interne, dans les locaux d’une entreprise. Utilisé par les salariés, cet espace serait aussi accessible à des personnes extérieures à la société, telles que des travailleurs indépendants, des travailleurs en portage salarial, des entrepreneurs, des start-ups… 

Ces structures permettent de rompre avec les codes habituels du travail et de créer un environnement d’échange, collaboratif et convivial, qui favorise l’innovation et l’intelligence collective.

 

4)  Le nomadisme digital 

Le besoin de mobilité des salariés a également fait émerger un tout nouveau mode de travail : le nomadisme digital, qui consiste à travailler à distance tout en voyageant à long terme. Surtout pratiqué par des travailleurs indépendants et des entrepreneurs, ce mode de travail attire aussi de plus en plus de salariés. 

Selon une étude de Emergent Research and MBO Partners le nombre de digital nomad aux États-Unis a augmenté de 49 % en l’espace d’un an, de 2019 à 2020. Ce mode de travail est en effet très populaire en Amérique du Nord, et tend de plus en plus à se développer en Europe. Certains estiment même que, d’ici à 2035, 1 milliard de personnes pourraient avoir adopté ce style de vie à l’échelle mondiale, selon des chiffres rapportés par The Guardian. 

Cela s’explique notamment par l’attractivité croissante du statut de freelance. Selon une étude de l’Urssaf, la France comptait plus de 3,6 millions de travailleurs indépendants fin 2019, dont 1,7 million de micro-entrepreneurs. Cela représente une croissance annuelle de 3,3 % depuis 2009 !

 

5) Le smart office

Le smart office est un environnement de travail intelligent et connecté, qui vise, grâce aux nouvelles technologies, à offrir aux salariés un espace optimal, pour renforcer la productivité, l’efficacité, et améliorer la qualité de vie au travail.

Un smart office peut par exemple inclure : 

  • des salles de réunions intelligentes et connectées, 
  • des logiciels et outils de visioconférence,
  • des logiciels de réservation de salles de réunion et de bureaux,
  • des assistants vocaux numériques,
  • des espaces de travail intelligents et des bureaux virtuels pour faciliter la mobilité des employés,
  • des logiciels d’intelligence artificielle et d’automatisation des process pour améliorer l’efficacité opérationnelle,  
  • des outils de réunions interactives,
  • des outils intranet et des réseaux sociaux internes, 
  • une digital workplace,
  • des marketplace de services pour les salariés… 

Ces différentes tendances attirent ainsi les entreprises à la recherche d’agilité, d’innovation, et soucieuses d’améliorer la productivité, l’engagement et le bien-être de leurs équipes. Ces modes de travail requièrent toutefois un certain nombre de moyens humains, matériels et financiers pour être déployés. Ils exigent notamment la mise en place d’un style managérial adapté, en phase avec ces nouveaux modes d’organisation innovants.

Par conséquent, pour mener une telle conduite de changement, faire appel à un manager de transition s’impose comme une solution stratégique incontournable.