Devons-nous suivre l’exemple du sport de haut niveau avec la génération Z pour nous porter jusqu’à la victoire ? Qui sont-ils, comment les intégrer dans notre entreprise et comment répondre à leurs attentes en adaptant notre management?
Cette génération française venant de triompher lors de l’évènement sportif le plus médiatique de la planète est celle âgée de la vingtaine. Elle est également celle des jeunes qui arrivent sur le marché du travail comme stagiaires ou jeunes actifs.

 

Comment notre sélectionneur, ce jeune manager de transition en devenir, a-t-il récemment su gérer cette génération de joueurs avec autant de brio ?

Pour commencer, à l’instar de jeunes sortant d’école et bardés de diplômes, le coach décide de faire confiance à ses jeunes sportifs qui n’ont pas ou peu d’expérience mais disposent de toutes les qualités pour performer.
Les jeunes issus de la génération Z ne supportent pas la hiérarchie. Les « ordres » reçus suscitent une forme d’hostilité chez eux. Leur donner un cap, des objectifs tant précis qu’ambitieux, leur faire confiance et les laisser travailler de façon autonome s’avèrent être les conditions optimales pour réussir.

Ensuite le coach associe ses jeunes sportifs de la génération Z à des sportifs d’expérience, pour les encadrer et les guider. La méthodologie Agile appliquée au management en entreprise, le manager doit jouer le rôle du coach et souvent d’expert, tel un rôle de manager de transition, en les accompagnant pour les aider à monter en compétences. Cela passe par des échanges simples et fréquents tout en les laissant réfléchir ensemble sur les projets. La génération Z est à la recherche de proximité et de leadership participatif.

La génération Z est à la recherche de feedback aussi, dans la continuité de la proximité souhaitée, et non pas des points hebdomadaires voire mensuels. Elle préfère des échanges moins officiels durant lesquels elle a besoin d’être rassurée et encouragée. Même si le feedback est négatif elle ne va pas se braquer, elle est prête à tout entendre dans le but de s’améliorer. C’est aussi une génération qui pose beaucoup de questions et qui ne sait acquiescer sans discuter, il faut donc prendre le temps de l’écouter et de lui répondre.

Le coach, plutôt que de ne s’entourer que de joueurs plus expérimentés, a trouvé la recette pour responsabiliser ses jeunes pépites en leur donnant « les clés du camion », en les faisant participer et en les incitant à mettre leur audace au service de l’ensemble de l’équipe. Pour responsabiliser la génération Z en entreprise il faut la challenger. Dans le cas contraire elle s’ennuie très facilement et n’hésitera pas à quitter son poste pour rebondir ailleurs. Elle a moins d’attache à l’entreprise que les générations précédentes. Sa perception des objectifs d’une entreprise est beaucoup plus court-termiste. Il est donc indispensable de trouver des moyens pour la stimuler et ainsi la fidéliser.

Cette génération ultra connectée ressent le besoin d’évoluer dans un environnement doté des toutes dernières technologies. Elle sera également sensible aux rythmes de travail, pouvant s’avérer plus flexibles grâce à leur connectivité, sans que leur productivité en soit amoindrie.

 

Le triomphe de l’audace

Une autre force de nos héros du Mondial est leur absence de peur vis à vis de l’échec. Ils ne reculent pas face à l’erreur et n’hésitent pas à tenter de nouveau.
Cela s’applique à toute la génération Z, pour qui il est normal de se tromper. Mais elle ne reste pas sur cet échec et va chercher à s’améliorer.
Enfin, elle n’a pas peur de dire « je ne sais pas » car cette génération ne supporte pas l’imposture et préfère la confiance et la transparence.
Merci les bleus.

 

Rémi Dessertine, Directeur Associé