De plus en plus en vogue au sein d’entreprises de toutes tailles, le management participatif a pour caractéristique principale de placer l’humain au premier plan et d’impliquer l’ensemble des collaborateurs dans la vie de l’entreprise, sur un même pied d’égalité.

Définition, mise en place et avantages : zoom sur le management participatif, un style de leadership en plein essor.

 

Qu’est-ce que le management participatif ? Définition

Le management participatif (ou management collaboratif) fait partie des 4 styles de management identifiés par le psychologue américain Rensis Likert, au même titre que le management persuasif, délégatif et directif. 

Il s’agit d’une forme de management née en Amérique du Nord et très plébiscitée au sein des start-ups. Toutefois, ce style managérial est aujourd’hui adopté par de plus en plus d’entreprises, de toutes tailles et de tous secteurs.

Il s’agit d’un mode de management horizontal (ou transversal), qui s’inscrit dans l’air du temps et qui s’oppose au management directif et autoritaire, trop souvent néfaste pour les performances collectives et le bien-être au travail. 

Voici les grands principes d’un style de management participatif : 

  • impliquer ses collaborateurs dans tous les aspects de la vie de l’entreprise, et notamment dans les prises de décisions stratégiques ;
  • adopter une posture d’égal à égal avec le collaborateur, sans supériorité hiérarchique ni autorité excessive ; 
  • mobiliser, encourager et motiver les équipes (le manager joue un rôle de coach) ;
  • instaurer un lien de proximité et de confiance avec ses équipes ;
  • placer le bien-être des collaborateurs au premier plan ;
  • inculquer des valeurs d’entraide, d’esprit d’équipe, de responsabilisation et de développement personnel ; 
  • favoriser l’intelligence collective, la bienveillance et le sens de l’innovation ;
  • déléguer et favoriser l’autonomie et la prise d’initiatives ;
  • encourager le dialogue et l’écoute mutuelle ;
  • favoriser la montée en compétences de ses collaborateurs ;
  • … 

 

Pourquoi mettre en place un management participatif ?

Mettre en place un management participatif au sein de son entreprise présente de nombreux atouts, aussi bien pour les collaborateurs que pour l’organisation. 

Voici les principaux avantages à mettre en place un management participatif : 

  • Améliorer la capacité d’innovation de l’entreprise ; 
  • Renforcer la compétitivité de la société ;
  • Améliorer la qualité de vie au travail ;
  • Répondre à des enjeux de RSE ;
  • Booster l’efficacité opérationnelle des équipes et les performances de l’entreprise ;
  • Redonner du sens au travail, renforcer le sentiment d’appartenance et l’engagement ;
  • Diminuer l’absentéisme, les conflits et le turn-over ;
  • Réduire les risques de conflits et de tensions ;
  • Créer un cadre de travail serein, propice à la productivité ;
  • Désiloter la communication, fluidifier les échanges et accélérer les process ; 
  • Améliorer la notoriété de l’entreprise et valoriser la marque employeur.

Toutefois, si le fait d’instaurer un tel management présente de nombreux avantages, cela peut également s’avérer délicat dans certains cas. En effet, le management participatif doit être rigoureusement encadré pour être efficace. Un manque de structure claire de la part du manager peut conduire à une organisation bancale, à des directives floues et à un manque d’efficacité opérationnelle chez les équipes.

 

Comment mettre en place un management participatif ?

Mettre en place un management participatif nécessite tout d’abord de posséder un certain nombre de qualités humaines et de compétences managériales très précises : écoute active, empathie, excellente gestion du stress, sens du leadership, autorité naturelle, intelligence relationnelle et émotionnelle… En tant que manager, il est également indispensable de faire preuve d’exemplarité pour inspirer ses collaborateurs au quotidien.

Pour mettre en place un management participatif au sein de son entreprise, il sera très bénéfique d’effectuer, dans un premier temps, un état des lieux pour analyser la situation managériale et le modèle organisationnel de l’entreprise par rapport à l’objectif visé (obstacles, changements nécessaires, freins éventuels…). Il faudra également veiller à clarifier l’objectif et les enjeux qui s’y rattachent (bien-être, amélioration des performances, valorisation de l’image de marque…) et à mettre en place un plan d’action clair avec des KPI (indicateurs de performance) pour analyser l’avancée de cette conduite de changement managériale. 

Afin d’adopter un management participatif, il peut également être nécessaire de remettre en question la culture de l’entreprise, pour replacer l’humain au cœur de l’organisation et actionner une transformation managériale profonde. 

Pour ce faire, il peut par exemple être intéressant de rédiger une charte à destination des managers pour définir des bonnes pratiques et comportements d’un “bon manager participatif”.

En outre, l’entreprise peut choisir d’instaurer des méthodes et outils collaboratifs qui favorisent la réflexion de groupe et le travail en équipe (brainstorming, réseaux sociaux d’entreprise, stand-up meeting, boîte à idées…). Le manager pourra par ailleurs organiser des événements informels, en dehors du cadre de travail pour renforcer l’esprit d’équipe, créer un lien de proximité et de confiance et briser l’éventuel sentiment de hiérarchie chez les collaborateurs (activités de team building, formations, séminaires, coaching…).