Dans le but d’une croissance continue mondialement, les qualités humaines semblent primordiales en entreprise. Le capital humain regroupe l’ensemble des compétences et connaissances (qualifications, aptitudes, expériences) qu’un individu cumule au cours de sa vie. Il permet d’évaluer la capacité de travail individuelle et au sein du groupe. La question est alors de savoir pourquoi faut-il miser sur le capital humain. Nous tâcherons de répondre à cette question en trois points.

 

Le changement d’économie

Suite à la Seconde Guerre Mondiale, nous avons quitté l’économie de rattrapage (rattraper les besoins). Nous sommes depuis les années 80 dans une économie de l’innovation. La demande a toujours un rôle à jouer dans cette économie, mais à celle-ci s’ajoute la dynamique de l’offre. L’offre dépend des recherches en matière d’innovation.

Pour pallier à la compétitivité, les recruteurs misent davantage sur les connaissances, ce qui inclut le processus créatif (création de nouveaux marchés et nouvelles technologies) et misent ainsi sur le capital humain.

S’aligner face aux concurrents

Le contexte de la mondialisation oblige les « pays développés » à augmenter leurs critères en matière de qualification. En effet, les « pays émergeants » rattrapent rapidement, voire même dépassent, les « pays développés ». Face à eux, se profilent deux solutions. D’une part, viser une gamme moyenne afin de maintenir une compétitivité et ainsi réduire les coûts du travail (exemple de l’Espagne). D’autre part, miser sur la valeur ajoutée (technologie), vers du haut de gamme et donc un maintien de salaire. Cette solution n’est possible qu’avec la facilitation du développement, de l’innovation et de miser sur des qualifications supérieures et donc du capital humain (exemple de l’Allemagne).

Le cas de la France se situe à mi-chemin entre les deux, oscillant entre une valeur ajoutée moyenne et pas suffisamment de réformes visant à faciliter l’innovation. Pour s’élever comme son voisin, la France doit miser sur la formation, le technologique et le capital humain. Ainsi, il est possible de réduire le taux de chômage (comme en Allemagne où le taux est très faible).

Besoin de plus d’autonomie

De plus, avec l’essor du digital, les salariés réclament plus d’autonomie, de considération et d’échange, ce qui nécessite par conséquent plus de formation. L’augmentation de l’autonomie chez le salarié permettra d’obtenir une organisation plus performante.

Les salariés ont besoin d’être valorisés, de se sentir impliqués par une hiérarchie plus proche d’eux. C’est dans ce sens que le management participatif s’inscrit comme un choix plus que judicieux pour répondre aux attentes du salarié. Ce type de management permet d’impliquer un groupe et plus seulement une personne, dans les différents processus mis en place mais également de pouvoir déléguer les tâches en fonction des aptitudes et du temps de chacun. De plus, opter pour une hiérarchie horizontale (peu centralisatrice) permet des changements plus rapides car chacun est autonome et peut prendre une décision. Cette autonomie nécessite de meilleures formations en continue aux des thématiques diverses (autonomie, management…).

Pour retrouver l’article original d’Olivier Klein : https://www.hbrfrance.fr/chroniques-experts/2018/10/22661-pourquoi-investir-dans-le-capital-humain-est-il-aujourdhui-plus-important-quhier/

Par Guillaume Dupont – Directeur Associé, WAYDEN