Les facteurs économiques français, européens et mondiaux servent incontestablement la cause de cette profession très particulière.

Tel un amiral, le manager de transition sait répondre aux exigences d’aujourd’hui avec des compétences bien particulières : connaissance des sujets et contextes d’intervention, adaptation totale afin de se rendre immédiatement opérationnel, pourvu d’un sens relationnel et d’un charisme rompu à toutes les situations.
Impossible d’entrer ou sortir d’un port sans l’aide de ce professionnel aguerri et expérimenté. Franchir des caps est devenu une nécessité permanente dans le monde de l’entreprise ; dans ce contexte, le manager de transition devient incontournable, il est même devenu une évidence pour tout chef d’entreprise clairvoyant et lucide.
Le management de transition est en perpétuel mouvement, tant dans la nature des interventions, que dans l’aspect juridique permettant d’opérer une mission. Il requiert des compétences dignes du leader parfait en tout et pour tout… La chasse aux talents est depuis longtemps ouverte à l’échelle mondiale.
La profession représentée par la « Fédération nationale du management de transition » (FNMT) est en plein essor. Elle définit la fonction très spéciale pour des missions qui le sont tout autant : « Recours à des compétences opérationnelles externes de haut niveau pour une durée limitée afin d’accomplir une mission spécifique ».

 

La conjoncture générale fait évoluer les mentalités

Les managers de transition étaient représentés il y a encore peu, par des anciens dirigeants d’entreprises, des cadres supérieurs armés d’une solide expérience. En fin de parcours professionnels, ils se mettent aux services des entreprises à la recherche de solutions managériales. Aujourd’hui, le statut de la profession est à l’image du monde de l’entreprise : en plein mouvement.
Les attentes de ces professionnels, plus jeunes, avec de plus en plus féminisés, sont devenues également très différentes du passé. Le métier se professionnalise et son utilisation est plus claire : sont arrivés des managers de moins de 40 ans, attachés à leur indépendance, sûrs de leur force, pour qui un emploi à vie ne veut plus rien dire.
Nous sommes passés d’une logique d’évangélisation du marché, où il fallait convaincre de l’intérêt du métier, à une logique de différenciation par rapport à des acteurs à la fois plus nombreux et plus diversifiés.
La complexité du droit du travail, des relations sociales et la spécificité culturelle des entreprises françaises n’avaient pas permis un développement du management de transition à l’instar de ce que nous avons connu dans les pays anglo saxons.
Le statut des managers de transition évolue : bon nombre font le choix, tel un entrepreneur, de créer leur propre véhicule de facturation, d’autres optent pour le CDD ou le travail temporaire. L’objectif est de pouvoir opérer ses missions avec la plus grande flexibilité, sans contrainte juridique, piloter sa carrière, ses ambitions professionnelles et personnelles avec son propre rythme. L’adrénaline et l’égo font bon ménage ; ils génèrent une énergie positive, idéale pour relever les challenges.

 

La profession a le vent en poupe

Elle répond aux attentes des dirigeants, des groupes, elle rassure, elle permet aux entreprises de franchir des caps, de trouver des passerelles, par l’accompagnement d’un guide bienveillant. Le secteur affiche sa maturité opérationnelle : savoir et pouvoir être là au bon moment, pas trop tôt, mais surtout pas trop tard.
Le management de transition tel qu’on le connaît aujourd’hui récolte les fruits d’un travail de fond, sérieux et méthodique. L’éthique et la confidentialité contribuent à la renommée de toute la profession. Les résultats parlent d’eux mêmes : une croissance qui dépasse les 20 % depuis cinq ans !
Aujourd’hui, impossible d’ignorer la nécessité d’accompagner les entreprises dans un marché en perpétuel changement ; plus personne ne remet en doute le rôle essentiel du manager de transition. Reste la manière et les moyens qui seront mis à sa disposition pour répondre aux exigences de ses donneurs d’ordre…
Tel un « Cap Hornier » conscient des responsabilités qui lui sont confiées tout au long de la mission, le manager de transition est habitué à prendre du recul, afin de transmettre son savoir. Et permettre une continuité des actions initiées avec les équipes en place, déjà prêts à relever les challenges à venir !

 

Par Rémi Dessertine – Directeur Associé WAYDEN