Management du risque : qu’est-ce que c’est et comment le mettre en place ?

Article mis à jour le 14 avril 2026

Le résumé de l'article

Management du risque : définition, outils et mise en place concrète

De nombreux facteurs peuvent, qu’ils soient internes ou externes à l’entreprise, menacer la pérennité d’une organisation. Le coût de l’inaction est réel : en France, la cybercriminalité à elle seule représente plus de 100 milliards d’euros de pertes en 2024, et 47 % des entreprises ont été touchées par une attaque. Afin d’anticiper et de réduire l’impact de ces aléas, il existe une stratégie : le management du risque.

Management du risque : définition

Le management du risque, ou risk management, est un processus qui vise à repérer, analyser et évaluér les risques éventuels lies à l’activité d’une entreprise, eta les traiter pour les éliminer ou en réduire l’impact. Il s’agit d’une démarche structuree, encadree par la norme internationale ISO 31000, qui s’applique à tous les secteurs d’activité eta toutes les tailles d’entreprise.

Cette stratégie peut s’avérer tres efficace pour anticiper les situations de crise, et pour mesurer les risques éventuels lies à une transformation profonde, une conduite de changement (nouveau positionnement commercial, transformation digitale, projet d’internationalisation).

La gestion des risques va ainsi permettre d’eviter ou de minimiser les situations pouvant mettre en peril l’atteinte des objectifs ou la pérennité de l’entreprise.

Certaines organisations comptent des équipes specialisees en gestion des risques, pilotees par un risk manager. Waydena d’ailleurs accompagne des entreprises industrielles dans cette démarche, notamment via des missions de direction de l’audit interne et de la conformité.

Les différents types de risques

  • Les risques financiers : hausse des frais de fabrication ou de production, chute de la demande, baisse du chiffre d’affaires, faillite, problèmes de trésorerie. Dans le secteur financier, un défaut de contrôle de gestion peut entrainer des pertes considérables — c’est pourquoi Wayden missionne des experts en contrôle de gestion industriel pour securiser les flux.
  • Les risques stratégiques : lies à une prise de decision ou des orientations stratégiques inadéquates, un mode de gouvernance bancal, l’arrivee d’un nouveau concurrent sur le marché, une évolution de la demande, un positionnement commercial obsolete, une atteinte à la notoriété.
  • Les risques juridiques, réglementaires ou legaux : mise en conformité des locaux, changement de loi dans le droit du travail ou le traitement de donnees, mise en place de nouvelles normes et exigences legales, litiges. Dans le secteur de la sante, la non-conformité aux réglementations (RGPD donnees patients, normes HAS) peut entrainer des sanctions lourdes et une perte de confiance.
  • Les risques lies à l’environnement : leur origine est externe à l’entreprise (instabilite politique, catastrophe naturelle, crise économique, crise sanitaire).
  • Les risques informatiques et techniques : cybercriminalite, panne, problèmes techniques. Les chiffres sont parlants : le coût moyen d’une cyberattaque atteint 466 000 euros pour une PME et 13 millions d’euros pour une ETI. Et 60 % des entreprises victimes ferment leurs portes dans les 18 mois qui suivent.
  • Les risques opérationnels : baisse de la productivité (absenteisme, désengagement, teletravail, turnover trop important), capacité de production limitee. Dans l’industrie, un arret de ligne de production non anticipe peut couter plusieurs centaines de milliers d’euros par jour.

Comment mettre en place un management du risque efficace ?

La mise en place d’un management du risque suit quatre grandes étapes, conformement au cadre ISO 31000.

1. Identifier les risques

L’identification des risques est la première étape. Il convient d’analyser les facteurs qui représentent un danger potentiel. Cela passe par un audit interne exhaustif, et par une analyse attentive de l’environnement et du marché.

Cela va permettre de rechercher et de définir la nature du risque, et d’en identifier les sources, les causes et les caracteristiques.

2. Évaluer les risques

L’évaluation des risques consistea analyser les enjeux, les probabilités d’occurrence, la gravité et l’acceptabilite du risque. Des parametres comme les coûts, les délais, et les performances sont autant d’indicateurs permettant de jauger le degré du risque.

Pour ce faire, la norme ISO 31000 « Management du risque — lignes directrices » est un guide de référence qui fournit les principes du risk management. Y figurent notamment des référentiels permettant d’évaluér l’échelle de criticité d’un risque.

L’analyse des risques doit permettre d’évaluér les actionsa prendre : le risque est-il acceptable ? Doit-il être surveille ? Réduit ? Ou totalement elimine ?

3. Traiter le risque

Si le risque n’est pas acceptable, il faudra mettre en place une stratégie d’élimination ou de réduction.

Pour éliminer un risque, il suffira d’en supprimer les causes, et de reévaluér la stratégie de conduite du projet ou, le cas échéant, les objectifsa atteindre ou les moyensa déployer.

Pour réduire un risque, il faudra diminuer sa probabilité d’occurrence et/ou minimiser son impact et/ou en réduire la portee.

La maitrise des risques nécessite également de mettre en place des dispositifs de prévention (un contrôle de qualité, l’obtention de certifications, une veille concurrentielle et environnementale, la formation des salariés, la mise en place de protocoles de sécurité, la souscription d’assurances).

4. Surveiller et améliorer en continu

Le risk management ne s’arrete pas au traitement. Il s’inscrit dans une démarche d’amélioration continue : les risques evoluent, de nouvelles menaces apparaissent, et les dispositifs doivent être reévalués régulierement via des revues de direction et des indicateurs de suivi.

Framework de gestion des risques

Étape
Action
Outils
Output
1. Identifier
Audit, cartographie des risques
Brainstorming, SWOT, retours d’expérience
Liste hierarchisee des risques
2. Évaluer
Probabilité x Gravité
Matrice de criticité, ISO 31000
Priorisation des risques
3. Traiter
Éliminer, réduire, accepter ou transferer
Plan d’action, AMDEC, assurances
Dispositifs de prévention
4. Surveiller
Suivi continu, revues periodiques
Tableaux de bord, KPIs, audits
Amélioration continue

Outils concrets de gestion des risques

La matrice de criticité

La matrice de criticité est l’outil le plus utilise en risk management. Elle croise deux axes : la probabilité d’occurrence (rare, possible, probable, frequent) et la gravité de l’impact (negligeable, modere, grave, critique). Le croisement donne un score de criticité qui permet de prioriser les actions :

  • Zone rouge (criticité élevée) : traitement immédiat obligatoire
  • Zone orange (criticité moyenne) : plan d’actiona planifier
  • Zone verte (criticité faible) : surveillance et veille

La méthode AMDEC

L’AMDEC (Analyse des Modes de Défaillance, de leurs Effets et de leur Criticité) est une méthode structuree pour anticiper les défaillances potentielles d’un processus, d’un produit ou d’un système. Elle évalué chaque risque selon trois critères : la sévérité, la frequence et la détectabilité.

Historiquement utilisee dans l’industrie automobile et l’aeronautique, l’AMDEC s’applique desormais à tous les secteurs : sante (sécurité des patients), finance (conformité SOX), logistique, services. Elle permet de générér des plans d’action préventifs et correctifs cibles.

Faire appela un manager de transition en gestion des risques

La gestion des risques en entreprise est une activité a part entiere. Tres chronophage, elle peut s’avérer delicatea mener en interne. Le manque de temps, de compétences, mais aussi le manque de recul rendent cette tâche d’autant plus complexe.

Il peut donc s’avérer tres bénéfique d’externaliser cette stratégie auprès d’un manager de transition spécialisé en gestion des risques. Gracea ses longues annees d’expérience, son regard neutre et sa solide expertise, ce risk manager est en mesuré d’analyser et d’éliminer les risques encourus par l’organisation, quels qu’ils soient.

Wayden meta votre disposition des managers de transition spécialisés en risk management. Il est possible de faire appela euxa tout moment, que ce soit dans un contexte préventif, lors d’une conduite de changement, ou bien en urgence, pour la gestion de crise (cyberattaque, absence du dirigeantconflit social, instabilite financière).

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Questions frequentes

Qu’est-ce que le management du risque ?

Le management du risque est un processus structure qui vise à identifier, évaluér, traiter et surveiller les risques pouvant affecter l’activité d’une entreprise. Il s’appuie sur des normes internationales comme l’ISO 31000 et s’applique à tous les secteurs.

Quels outils utiliser pour gerer les risques en entreprise ?

Les outils les plus repandus sont la matrice de criticité (croisement probabilité x gravité), la méthode AMDEC (analyse des défaillances), les audits internes, et les tableaux de bord de suivi. Le choix depend du secteur et de la nature des risques.

Quel est le coût des risques non geres pour une entreprise ?

Le coût varie selon la nature du risque. En matière de cybersecurite, le coût moyen d’une attaque atteint 466 000 euros pour une PME et 13 millions d’euros pour une ETI. Plus largement, une mauvaise gestion des risques peut entrainer des pertes financières, des sanctions réglementaires et une atteinte durable à la reputation.

Pourquoi faire appela un manager de transition pour la gestion des risques ?

Un manager de transition apporte un regard exterieur, une expertise sectorielle pointue et une capacité a agir rapidement. Il est particulièrement utile lors de transformations d’envergure, de crises ou pour mettre en place un cadre de risk management la ou il n’existe pas encore.


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