De nombreux facteurs peuvent, qu’ils soient internes ou externes à l’entreprise, menacer la pérennité d’une organisation. Afin d’anticiper et de réduire l’impact de ces différents aléas, il existe une stratégie : le management des risques. 

 

Management du risque : définition 

Le management des risques, ou risk management, est un processus qui vise à repérer, analyser et évaluer les risques éventuels liés à l’activité d’une entreprise, et à les traiter pour les annihiler ou en réduire l’impact.

Cette stratégie peut s’appliquer à tous les secteurs d’activité, et quelle que soit la taille de l’entreprise. Elle peut s’avérer très efficace pour anticiper les situations de crise, et pour mesurer les risques éventuels liés à une transformation profonde, une conduite de changement (nouveau positionnement commercial, transformation digitale, projet d’internationalisation…). La gestion des risques va ainsi permettre d’éviter ou de minimiser les situations pouvant mettre en péril l’atteinte des objectifs ou la pérennité de l’entreprise.

Certaines organisations comptent par ailleurs des équipes spécialisées en gestion des risques, et pilotées par un risk manager. En effet, dans certains secteurs, comme dans le monde de la finance, le risk management est une condition sine qua none au bon fonctionnement de la société.   

 

Les différents types de risques

On distingue plusieurs types de risques pouvant entraver l’activité d’une entreprise :

  • Les risques financiers : hausse des frais de fabrication ou de production ; chute de la demande ; baisse du chiffre d’affaires ; faillite ; problèmes de trésorerie… 
  • Les risques stratégiques : liés à une prise de décision ou des orientations stratégiques inadéquates ; un mode de gouvernance bancal ; l’arrivée d’un nouveau concurrent sur le marché ; une évolution de la demande ; un positionnement commercial obsolète ; une atteinte à la notoriété de l’entreprise ; une dévalorisation de l’image de marque…
  • les risques juridiques, réglementaires ou légaux : mise en conformité des locaux ; changement de loi dans le droit du travail ou le traitement de données ; mise en place de nouvelles normes et exigences légales ; litiges…
  • les risques liés à l’environnement : leur origine est externe à l’entreprise  (instabilité politique, catastrophe naturelle, crise économique, crise sanitaire…).
  • les risques informatiques et techniques : cybercriminalité ; panne ; problèmes  techniques…
  • les risques opérationnels : baisse de la productivité (absentéisme, désengagement, télétravail, turn-over trop important… ) ; capacité de production limitée… 

 

Comment mettre en place un management du risque efficace ?

Il existe trois grandes étapes dans la gestion des risques

  • L’identification des risques
  • L’évaluation des risques
  • La maîtrise des risques

1) Identifier les risques

L’identification des risques est la première étape dans tout processus de gestion des risques. Il convient ainsi d’analyser les facteurs qui représentent un danger potentiel. Cela passe par un audit interne exhaustif, et par une analyse attentive de l’environnement et du marché.

Cela va permettre de rechercher et de définir la nature du risque, et d’en identifier les sources, les causes et les caractéristiques.

2) Évaluer les risques

L’évaluation des risques consiste à analyser les enjeux, les probabilités d’occurrence, la gravité et l’acceptabilité du risque. Des paramètres comme les coûts, les délais, et les performances sont autant d’indicateurs permettant de jauger le degré du risque.

Pour ce faire, la norme ISO 31000 « Management du risque – lignes directrices » est un guide de référence dans la gestion du risque, qui fournit les principes fondamentaux du risk management. Y figurent notamment des référentiels permettant d’évaluer l’échelle de criticité d’un risque.

L’analyse des risques doit permettre, à la suite, d’évaluer les actions à prendre : le risque est-il acceptable ? Doit-il être surveillé ? Réduit ? Ou totalement éliminé ?

3) Maîtriser le risque

Enfin, si le risque n’est pas acceptable, il faudra mettre en place une stratégie d’élimination ou de réduction du risque.

Pour éliminer un risque, il suffira d’en supprimer les causes, et de réévaluer la stratégie de conduite du projet ou, le cas échéant, les objectifs à atteindre ou les moyens à déployer. 

Pour réduire un risque, il faudra diminuer sa probabilité d’occurrence et / ou minimiser son impact et / ou en réduire la portée.

En outre, la maîtrise des risques nécessite de mettre en place des dispositifs de prévention (un contrôle de qualité ; l’obtention de certification ; une veille concurrentielle et environnementale ; la formation des salariés ; la mise en place de protocoles de sécurité ; la souscription d’assurances…).

Le risk management s’inscrit donc véritablement dans une démarche d’amélioration continue

 

Faire appel à un manager de transition en gestion des risques

La gestion des risques en entreprise est une activité à part entière. Très chronophage, elle peut s’avérer délicate à mener en interne. Le manque de temps, de compétences, mais aussi le manque de recul rendent cette tâche d’autant plus complexe.

Il peut donc s’avérer très bénéfique d’externaliser cette stratégie auprès d’un manager de transition spécialisé en gestion des risques.

Grâce à ses longues années d’expérience, son regard neutre et sa solide expertise, ce risk manager est en mesure d’analyser et d’éliminer les risques encourus par l’organisation, quels qu’ils soient.

 

Chez WAYDEN, nous mettons à votre disposition des managers de transition spécialisés en risk management. Il est possible de faire appel à eux à tout moment, que ce soit dans un contexte préventif, lors d’une conduite de changement, ou bien en urgence, pour la gestion de crise (cyberattaque, crise sanitaire, absence du  dirigeant, conflit social, instabilité financière…).

Une gestion des risques menée de façon précise par un expert permettra d’améliorer  les prises de décisions, de réaliser des économies, de préserver son avantage concurrentiel et d’assurer la pérennité de son entreprise.